Le signe des quatre.
Diffusé en 1984.
Emprunt médiathèque.
Diffusé en 1984.
Emprunt médiathèque.
Synopsis : Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père a disparu voilà longtemps, reçoit le présent d'une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l'y accompagner... Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui se soient offertes à la sagacité du détective. L'Inde des maharajahs, le fort d'Agra cerné par la rébellion des Cipayes, le bagne des îles Andaman sont les décors de l'extraordinaire aventure qu'il va reconstituer, et qui trouvera sa conclusion dans les brouillards de la Tamise... Ce que j'en pense : Après l'excellent visionnage de tous les épisodes de Murder Rooms (Les mystères du véritable Sherlock Holmes en plus long), j'ai cherché à voir d'autres films avec l'excellent Ian Richardson, et je suis tombée sur cette adaptation du Signe des quatre où il incarne Sherlock Holmes. Comment résister ?
Et je dois dire que je viens de passer un très agréable moment :D Ce n'est certes pas très canonique, mais c'est une version tellement drôle et "kitsch" (attention c'est un compliment) que j'ai adoré. Là où la version de la Granada avec Brett est fidèle au canon jusqu'à être assommante (la poursuite en bateaux, ZzzZzzz ...), celle de Richardson est mouvementée, drôle, rythmée, très agréable à regarder. Watson, interprété par David Healy, n'est pas particulièrement détestable ou génial ; il incarne son rôle avec bonhommie et l'entrain qu'on prête aux Watson en général. Il incarne son rôle correctement, frétille quand Miss Morstan est dans les parages, pose des questions ingénues à Holmes et écoute ses explications (j'ai beaucoup aimé l'enchainement des images quand il suivent Tobby qui renifle la piste de Small et de son complice).
Richardson de part sa physionomie, sa gestuelle, sa façon de parler m'a beaucoup plu. Certes on a droit au sacrosaint macfarlane et deerstalker et pipe à volute, mais aussi à des sautiemments holmésiens, de l'humour, des soupirs, du génie aussi, bref tout ce que j'aime dans le personnage.
L'intrigue est dévoilé de suite puisqu'on suit à la fois Small et son complice, et Sherlock, Watson et Mary Morstan (qui au vu de ses vêtements ne ressemble en rien à une pauvre dame de compagnie ...), ce qui pourrait un peu gâcher le suspens de l'histoire si on la découvre pour la première fois ; mais permet aussi de développer les personnages de Small et Tonga plus avant. Les scènes de bagarres entre Holmes, Tonga et Small sont justes hilarantes. Dans la maison de Sholto, quand il envoie valdinguer Tonga avec un petit kick tourbillonnant j'ai failli m'étouffer de rire :D Encore plus lorsque la pauvre miss Morstan succombe à ses émotions et tombe dans les bras d'un Holmes qui lui rétorque en frémissant de peur (ben oui notre compère est une machine froide et sans aucun intérêt pour le beau sexe :p) "Je vais bien miss Morstan, j'ai seulement eu peur d'arriver trop tard".
Il y a beaucoup de clin d'œil humoristiques comme je l'ai déjà dit, et la musique, l'ambiance générale m'ont beaucoup, beaucoup plu !
En bref : Une excellente adaptation du roman de Conan Doyle mené d'une main de maître par Richardson. Il ne me reste plus qu'à voir Le chien des Baskerville maintenant.
David Healy (as Watson) et Ian Richardson (as Sherlock Holmes)
Par contre j'ai pas compris trois mots coup sur coup : "macfarlane", "deerstalker" et "sautiemment". Mais sinon ton article est bien :D Moi qui pensais que seul le dernier Sherlock en date était drôle (je l'ai pas vu, mais Downey Jr, ça doit aider :p), me voilà détrompé :)
(t'as vu j'ai réussi à commenter sur ton sujet fétiche XD)