Mardi 10 août 2010 à 18:01
Les mystères du véritable Sherlock Holmes (Ep. 1) : Meurtres en série (2000).
Un film de Paul Seed, avec Ian Richardson, Robin Laing, Charles Dance et Dolly Wells.
Synopsis : Étudiant en médecine à Edimbourg, le jeune Arthur se lie d’amitié avec l’un de ses professeurs, le Dr. Joseph Bell qui compte parmi les plus grands chirurgiens de son temps. Mais Bell n’est pas seulement un expert en maniement du du scalpel ; il possède un sens aigu de la déduction et de l’observation. Un don si remarquable que la police recourt à ses services dans une série de meurtres étranges...
Ce que j'en ai pensé : C'est chez
Cécile que j'ai vu pour la première fois mention de cette série anglaise qui se proposait de raconter les enquêtes du jeune Conan Doyle et de son mentor le docteur Joseph Bell. Je connaissais déjà les grandes lignes de cette relation pour avoir lu quelques livres sur le sujet, et posséder une biographie du dr Bell. J'étais donc curieuse, et inquiète, de voir ce que cela allait donner. Et je dois dire que je suis très très agréablement surprise !
Cela commence avec une musique un peu étrange et magnifique, de très belles images et un Conan Doyle qui vient de tuer Sherlock Holmes dans les chutes de Reinchenbach. Bien sûr ses admirateurs ne sont pas contents et Doyle doit expliquer son geste ... il en profite pour nous raconter sa rencontre avec Bell et les deux premières enquêtes qui lui ont permit d'être le témoin de ses fantastiques qualités d'analyse et de son sang-froid à toute épreuve...
Les acteurs qui incarnent Bell et Doyle (Richardson et Laing) sont parfaits ! J'étais un peu dubitative vu la tronche du bonhomme sur la jaquette du DVD, mais dans le film c'est complètement différent et on a l'impression qu'il s'agit d'un autre personnage. Bell a les traits de caractères les plus frappants de Sherlock Holmes ; son sens de l'observation, de la mise en scène, du sang-froid mais en même en temps un côté "humain" que l'on voudrait bien souvent par trop négliger. Quant à Doyle il est tout à fait convaincant. Il joue à merveille le jeune homme un peu perdu entre la maladie de son père, ses études de médecine et nous permet de suivre avec un grand plaisir les aventures de Bell. Bien sûr on peut relever tout un tas de clin d'oeils à SH dans le lot ; la scène de la montre analysée qui renvoie à SIGN, le violoniste dont la musique apaise Doyle, le héros qu'il veut créer et qui ne pourra pas échouer, etc.
L'intrigue de ce premier épisode est agréable à suivre, et même si je ne l'ai pas trouvé transcendante, j'ai apprécié découvrir le fin mot de l'histoire. Les indices relevés par Doyle sont aussi "loufoques" et bizarres que dans les aventures de SH, et j'ai tout aimé, mise à part les scènes "d'actions". La musique à ces moments là étaient un peu
too much ainsi que le jeu des acteurs (quand Doyle poursuit le mystérieux attaquant dans la maison close ou bien la scène finale avec Elsbeth).
En bref : La jaquette est à vomir, les acteurs ont l'air bizarres, mais ne vous arrêtez pas là, c'est une série vraiment très sympathique à regarder ; pour les fan de SH ou non.
Ian Richardson qui incarne le Dr Joseph Bell.